Plaisir d’un jour 93

– Notions de géométrie –

Avec Guillevic Sphère – ou encore Eugène, pour ceux qui aiment la rectitude administrative –, cet homme rond doté d’un esprit plein, entrons dans un domaine qui est rarement celui des poètes, celui de la géométrie, considérée ici comme science de la démesure des mètres. Géo n’est donc qu’un pseudo, derrière lequel nous pouvons tous apprendre facilement. Ou bien vivre en cancres.

Ça frappe

J’entends qu’on frappe.
Disons : ça frappe.
Ne sais pas quoi,
Pas où, pas qui.
Ça frappe, ça frapouille,
Ça cogne, ça tapouille.
Et ça fait comme un bruit
Dans l’espace en vacances.
Je ne sais pas pourquoi
Ça cogne, mais j’écoute.

Camarade corbeau

Qu’est-ce que tu as de plus que moi,
Camarade corbeau?

Tu évolues dans les trois dimensions,

C’est entendu, et les labours

Te préfèrent.

Mais pose tes questions.

Carré

Chacun de tes côtés
S’admire dans les autres.

Où va sa préférence ?
Vers celui qui le touche
Ou vers celui d’en face ?

Mais j’oubliais les angles
Où le dehors s’irrite

Au point de t’enlever
Les doutes qui renaissent.

Triangle isocèle

J’ai réussi à mettre
Un peu d’ordre en moi-même.
J’ai tendance à me plaire.

Triangle équilatéral

Je suis allé trop loin
Avec mon souci d’ordre.
Rien ne peut plus venir.

Droite

Au moins pour toi,
Pas de problème.

Tu crois t’engendrer de toi-même
À chaque endroit qui est de toi,

Au risque d’oublier
Que tu as du passé,
Probablement au même endroit.

Ne sachant même pas
Que tu fais deux parties
De ce que tu traverses,

Tu vas sans rien apprendre
Et sans jamais donner.

Bon, je ramasse les copies dans deux heures. Sursum corda.

Okuba

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