Plaisir d’un jour 73

Barrettali-Fresnes-Barrettali

Bernard Biancarelli n’a pas que ça à f… Il est éditeur, Bon Dieu de M… et quoique vous pensiez de ses misérables tentatives de poésie, il n’en a rien à f… Il est énervé, outré, écoeuré, azzezzu pour reprendre la couleur locale, irrité, scandalisé, suffoqué, indigné, et il le dit.

A sa façon.

Nuancée,
délicate,
subtile.
Ne cherchez pas à comprendre.

Le chant d’un oiseau
Le silence,
L’odeur de l’humus
On frappe à la porte

Lumière d’automne
Ciel translucide
Dernière étoile du matin
Un flic, des flics

Premier soleil
Aveuglant
Brise respiration marine
Haleine de café acide

Conversation avec les arbres
Immobiles et vivants
Racines plongeantes, immuables

« Veuillez nous suivre ! »

Odeur de genévrier
Odeur de rose
Odeur de sel
Aisselles de maton

Dans le ciel les nuages courent
Là-bas des chiens coursent les brebis
Les gens se pressent, s’embrassent
Menottes, distance

La salamandre s’échappe du mur
Pierre sur pierre
Son abri immémorial, de main d’homme
Crépi gris, uniforme

Maintenant un lézard
Un territoire à défendre
Toute sa vie à survivre
Rien, plus rien… silence.

Juge
Feu, l’auteur…
Mise au pas
Juge
Feu l’auteur… ?
Enfermement

L’auteur soudain fait feu !
Chaleur, beauté, générosité,
Couleurs, paraboles, allégories,… mots !

Paroles d’homme !

Feu d’artifice !

Vie !

Vite !

Libertà… Vite !

Un ami comme ça peut suffire à vous rendre dingo, mais pourquoi garder la raison dans ce monde de fous ?

Okuba

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