Plaisir d’un jour 67

To a dark girl

De Léopold Cedar Senghor je retiens pour toujours l’image d’un homme impeccablement habillé, soutenu par une culture éblouissante, au sourire compatissant. Il fut bien plus que cela, et avant tout le chantre du renouveau de la conscience noire. Comment vécut-il la situation du pouvoir, lui, le voleur de tapis volants, l’ami des cigarettes subreptices, l’amateur de belles femmes ?

Tu as laissé glisser sur moi

L’amitié d’un rayon de lune.


Et tu m’as souri doucement,


Plage au matin éclose en galets blancs.


Elle règne sur mon souvenir, ta peau olive


Où Soleil et Terre se fiancent.


Et ta démarche mélodie


Et tes finesses de bijou sénégalais,


Et ton altière majesté de pyramide,


Princesse !


Dont les yeux chantent la nostalgie


Des splendeurs du Mali sous les sables ensevelies

Senghor était cet homme capable d’écrire : « J’ai rêvé d’un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus ». Cet homme qui s’inclinait devant Aimé Césaire autant que devant Baudelaire. Cet homme qui n’oubliait jamais de vivre.

Okuba

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