Plaisir d’un jour 32

– Poème sur l’ascension en haut du pavillon du Chengdu –

Oh le pauvre petit Zhang Mengyang, peut-être même qu’il était grand d’ailleurs, plus personne ne se rappelle de lui, même pas Google, c’est dire, et comme je ne lis pas assez le chinois pour interroger la base fiscale, je reprends les notes du Classique du Thé, de Lu Yu.
Il était moine des Jin de l’Est, ah ah !, et on sait qu’il était vivant sous l’empereur Mu, en gros vers 344-361, le reste appartient au vent des hauteurs et à la poésie des monts Luofu.
Que ceux qui ne peuvent plus quitter leur studio s’inspirent de cette photo. Le corps est bloqué, mais l’esprit vole.

« Puis-je vous demander où se trouve la demeure
de maître Yang ?
Pouvez-vous me montrer aussi celle du Grand
ministre ?

Jadis Cheng et Zhun, très
fortunés,
Rivalisaient de faste avec les grands aristocrates.
Devant leur porte, les hôtes à cheval sans cesse
se présentaient,
Ceinturés d’émeraude, un sabre de Wu à la taille.
Des chaudrons divers selon les saisons étaient
apportés
Emplis de cent saveurs, délicieuses et rares.
A l’automne, on fend la forêt pour cueillir les
mandarines.
Au printemps, au bord de la rivière, on pêche
les poissons.
Le sésame noir est ici plus exquis que les hachis
de viande,
Les mets, les fruits, plus savoureux que les crabes.
Son thé parfumé suscite les plus belles émotions,
Pétulante saveur, réputée dans les neuf provinces.

Si l’on veut vivre dans la paix et le bonheur,
C’est ici l’endroit rêvé pour y goûter. »

Décidément les réclames touristiques existent depuis longtemps. Mais c’est tout de même d’un autre niveau lexical que Tripadvisor®, isn’t it ?

Okuba

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