Charles Péguy et la vertu d’espérance

 
Et voici que, croisé sur la route, Charles Péguy évoque les trois vertus théologales : La Foi, la Charité et l’Espérance. Son livre offre un titre dont il a le secret, insolite et déconcertant: Le Porche du mystère de la deuxième vertu. Son propos résonne avec force dans les temps que nous traversons.
(Pour le site de Podio, Yves Ughes)

La charité est toute naturelle, toute jaillissante, toute simple, toute bonne venante. C’est le premier mouvement du cœur. C’est le premier mouvement qui est le bon. La charité est une mère et une sœur.

Pour ne pas aimer son prochain, mon enfant, il faudrait se boucher les yeux et les oreilles.
A tant de cris de détresse.


Mais l’espérance ne va pas de soi. L’espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bien heureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce.

C’est la foi qui est facile et de ne pas croire qui serait impossible. C’est la charité qui est facile et de ne pas aimer qui serait impossible. Mais c’est d’espérer qui est difficile.

           à voix basse et honteusement.

Et le facile et la pente est de désespérer et c’est la grande tentation.

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