Dans la profusion du Forum

La vie associative, c’est l’anti-crise. Dans un monde incertain qui multiplie les peurs et les inquiétudes, dans une crise des consciences et de la confiance qui ronge le désir d’action et qui rogne les valeurs collectives, les associations, toutes les associations, qu’elles soient sportives, de santé, d’aide et de soutien, de culture et de transmission offrent un exceptionnel programme de mise en œuvre collective. Dans ce mouvement, des êtres se réunissent, se rencontrent et bâtissent des projets pour la vie commune. Rien n’est jamais simple, et il faut toujours que les participants s’ajustent, dans la nécessaire confrontation qui s’impose à toute élaboration collective.

La parole circule, construit.
L’association bâtit, créant des espaces dans lesquels vont se rencontrer et vivre ensemble des citoyens portés par des passions communes.
La France, avec sa loi 1901, est sinon un modèle au moins un exemple en ce domaine. Et la ville de Vence en est un lieu d’accueil.
Pourquoi Podio, qui œuvre pour “la défense et l’illustration” de la poésie, s’est-elle insérée dans le Forum des Associations qui, ce samedi, a réuni en la ville 127 autres associations ?
Il faut affirmer tout d’abord que cette insertion répond à notre charte. Nous avons pour vocation à ne pas limiter la poésie à des cercles restreints d’initiés éclairés. Nous pensons qu’elle peut se greffer sur le plus grand nombre, car elle est l’art de la subversion du langage, de l’expression des émotions.
Par là-même cette base nous conduit tout naturellement à inscrire l’action dans le cœur palpitant de la cité, là où vibrent des êtres qui sont mus par la rencontre et l’action collective.
Enfin, notre présence a rendu une fois de plus visible l’action poétique qui fait désormais partie de la vie organique de la ville. Les rencontres qui ont eu lieu, les échanges, les signes de sympathie donnés sont autant d’encouragements qui nous incitent à continuer sur notre voie centrale, fondée sur l’exigence, et fuyant l’élitisme comme le populisme séducteur.
Plus que jamais, il faut ouvrir les fenêtres et respirer à pleins poumons.

Yves Ughes.

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